Servant de support au corps, la colonne vertébrale, appelée aussi rachis, se compose de trois segments :
- Rachis cervical : il correspond à la partie haute de la colonne vertébrale (le cou).
- Rachis thoracique ou dorsal : il correspond à la partie médiane de la colonne vertébrale (le thorax).
- Rachis lombaire : il correspond à la partie basse de la colonne vertébrale (l’abdomen).
La colonne vertébrale peut être affectée par plusieurs pathologies, parmi lesquelles on note la scoliose.
C’est quoi la scoliose ?
La scoliose est une déformation des trois segments de la colonne vertébrale (mentionnés ci-dessus), due à une torsion des vertèbres.
Cette maladie touche plus fréquemment 0,5 % à 2 % des enfants et 2 % à 3 % des adolescents, puis elle continue à évoluer avec la croissance jusqu’à l’âge adulte. Dans le même contexte, il s’avère que les filles sont huit fois plus touchées par la scoliose (environ 80 %) que les garçons (20 %).
Les types de scoliose
Il existe trois types de scoliose qui se différencient selon les causes.
- Scoliose idiopathique : la plus fréquente. Elle survient généralement, sans raison pathologique, durant l’enfance ou l’adolescence. Son évolution est lente au début, mais s’accélère petit à petit avec l’âge.
- Scoliose secondaire : elle résulte d’autres maladies neuromusculaires (liées à la fois aux nerfs et aux muscles), osseuses (liées aux os) ou de malformations congénitales (dès la naissance).
- Scoliose dégénérative : elle apparaît tardivement (vers 45 ans). Le facteur d’âge joue un rôle essentiel dans la fragilisation des disques intervertébraux et des vertèbres, entraînant par la suite une scoliose.

Les symptômes et le diagnostic
La plupart du temps, la scoliose n’est pas accompagnée de symptômes, surtout à un âge précoce ; elle ne peut donc pas toujours être diagnostiquée au début.
Mais, progressivement, des maux de dos surviennent, entraînant une mauvaise posture et une sensation de malaise. Parfois, une gibbosité, dite aussi « bosse », apparaît dans une partie du dos lors d’un penchement en avant. Tout cela nécessite une consultation médicale avec un spécialiste.
L’un des examens qui peut confirmer cette maladie est l’imagerie médicale « la radiographie ». Elle peut facilement détecter la moindre déviation possible de la colonne.
Y a-t-il des moyens pour traiter la scoliose ?
Plusieurs personnes confondent la scoliose avec une attitude scoliotique. Ces deux termes sont pourtant différents. En effet, l’attitude scoliotique désigne une déformation réductible et localisée dans une seule partie de la colonne vertébrale. Il suffit d’en prendre en charge et de suivre les instructions médicales pour la corriger. Cela dit, le traitement de la scoliose dépend toujours de l’état de la déformation. C’est pour cette raison qu’il est préférable de traiter cette maladie à un stade précoce.
En revanche, le traitement de la scoliose ne peut que réduire l’aggravation de la déviation, à travers la kinésithérapie, le port du corset orthopédique et des activités physiques légères. Il est aussi conseillé de ne pas porter d’objets lourds.
Tous ces moyens contribuent au redressement relatif de la courbure.
Au cas où la déviation semble plus accentuée, une intervention chirurgicale sera possible, voire nécessaire, selon l’état du malade et après une consultation avec le médecin.
Peut-on prévenir la scoliose ?
La prévention de la scoliose passe par un dépistage précoce. En effet, un examen régulier de l’enfant ou de l’adolescent permet de détecter la maladie, de limiter son évolution rapide au cours de la croissance et d’éviter les complications. Il est aussi primordial de pratiquer du sport et de veiller sur son alimentation afin d’éliminer les carences nutritionnelles.